
Le miroir de la Villa Montparnasse, une des plus belles nouvelles de ce recueil. Ce miroir permet de suivre Frantz et Alice dans la construction de la villa Montparnasse dans cette ville d'Hiver d'Arcachon, au début du XX ème siècle. C'est aussi le parcours d'un homme qui réussira à dépasser ses vieux démons, d'Arcachon à la Kabylie, pour se sauver lui même.
Les premières lignes de la nouvelle :
Dès l'instant où je l’aperçus, je tombai sous le charme, ne voyant plus que lui. La lumière oblique du petit matin le nimbait, lui offrant une parure rayonnante. Je le trouvais brillant, à tous les sens du terme. Son histoire était sûrement riche, complexe, voire tourmentée. En l’examinant, je constatais qu'il avait dû subir les outrages du temps. Son cadre doré était écaillé sur la quasi totalité du bord droit. L'angle gauche du bas avait quant à lui perdu un de ses côtés. Même mutilé, il conservait une prestance incontestable. C'était un magnifique miroir, avec une belle personnalité. Pour entrer physiquement en contact avec lui, je le retournai et découvris un prénom accompagné par l'initiale d'un nom : Valentin D. Comme à l’accoutumée, j’achetai l’objet tel quel, au prix fixé. J’allais l’installer chez moi dans l'entrée, à la place d'honneur, celle qui accueille ceux qui arrivent.
C'était un quartier posé sur les hauteurs. On l'appelait la Ville d'Hiver. Des familles aisées y avaient construit leurs résidences, profitant ainsi de la douceur du climat d'Arcachon, même en dehors de la saison des bains de mer. Cette petite ville entre bassin et Océan s'était développée dans les années 1850, les frères Pereire ayant vu en elle une nouvelle source de profit et de réussite. Au cœur de ces années d'essor économique, Arcachon devint le rendez vous d'une partie de l'aristocratie européenne. La Ville d'Hiver est ainsi une succession de propriétés cachées au milieu des pins, à travers lesquelles des allées non rectilignes semblent elles aussi paresser langoureusement dans cet environnement enchanteur ....


Les premières lignes de la nouvelle :
Dès l'instant où je l’aperçus, je tombai sous le charme, ne voyant plus que lui. La lumière oblique du petit matin le nimbait, lui offrant une parure rayonnante. Je le trouvais brillant, à tous les sens du terme. Son histoire était sûrement riche, complexe, voire tourmentée. En l’examinant, je constatais qu'il avait dû subir les outrages du temps. Son cadre doré était écaillé sur la quasi totalité du bord droit. L'angle gauche du bas avait quant à lui perdu un de ses côtés. Même mutilé, il conservait une prestance incontestable. C'était un magnifique miroir, avec une belle personnalité. Pour entrer physiquement en contact avec lui, je le retournai et découvris un prénom accompagné par l'initiale d'un nom : Valentin D. Comme à l’accoutumée, j’achetai l’objet tel quel, au prix fixé. J’allais l’installer chez moi dans l'entrée, à la place d'honneur, celle qui accueille ceux qui arrivent.
C'était un quartier posé sur les hauteurs. On l'appelait la Ville d'Hiver. Des familles aisées y avaient construit leurs résidences, profitant ainsi de la douceur du climat d'Arcachon, même en dehors de la saison des bains de mer. Cette petite ville entre bassin et Océan s'était développée dans les années 1850, les frères Pereire ayant vu en elle une nouvelle source de profit et de réussite. Au cœur de ces années d'essor économique, Arcachon devint le rendez vous d'une partie de l'aristocratie européenne. La Ville d'Hiver est ainsi une succession de propriétés cachées au milieu des pins, à travers lesquelles des allées non rectilignes semblent elles aussi paresser langoureusement dans cet environnement enchanteur ....


