Une montre oubliée dans une caisse en bois, au milieu d'une multitude d'autres toutes autant murées dans le silence de leurs aiguilles qui ne marquent plus le temps...
Cette nouvelle la montre de Victor, vous permettra de partager la belle amitié qui réussit à unir Victor et le père Martin dans cette France de l'avant grande guerre à l'époque où l'Eglise et l'Etat se séparèrent, rendant ainsi cette histoire encore plus forte ...
Les premières lignes de la nouvelle :
Parmi les multiples tocantes emplissant une caissette en bois, c'est elle qui m’attira. C’était la plus ordinaire. Le brocanteur fut surpris par ma décision. Il m'avertit qu'elle ne marchait pas et que personne n'arriverait à la réparer puisqu’elle avait bien plus de cent ans. C'était une montre gousset couleur cuivre. Elle était ronde. Les aiguilles festonnées étaient arrêtées à 10 H 05. A l'intérieur du boîtier apparaissait le nom du fabricant : Gilloz, Besançon. On distinguait au dos deux initiales : VD. Elles semblaient avoir été maladroitement gravées à la main avec une pointe d'acier. Sous le V apparaissait aussi une petite croix.
Lorsque les enfants étaient en récréation dans la cour de l'école, on n'en voyait qu'un : Victor. C'était ce qu'on appelle une force de la nature. Il était différent des autres.
Dans ce village niché aux premiers contreforts du Vercors, on avait plutôt l'habitude de voir des gens de taille moyenne, aux cheveux bruns. Lui était très grand, la tignasse blonde.
Il marchait sur ses quatorze ans, mais paraissait en avoir trois de plus.
Il dépassait d'une tête et demie la plupart de ses camarades. Son poids était d'ailleurs en rapport avec sa taille.
Dans ce corps d'adulte, seul son visage permettait de comprendre qu'il n'était pas totalement sorti de l'enfance. Il avait des joues rebondies, la plupart du temps rougies par le froid sec du matin. Il riait souvent, ce qui rendait son regard pétillant de malice.
Victor n'aimait pas employer sa force contre les autres. Rarement il se battait. Il préférait courir en criant afin de faire peur aux plus petits qui s'enfuyaient à son approche, telle une envolée de moineaux. Dès qu'il s'éloignait, ceux ci revenaient le provoquer en gesticulant. Le jeu durait ainsi toute la récréation.
Lorsque les enfants étaient en récréation dans la cour de l'école, on n'en voyait qu'un : Victor. C'était ce qu'on appelle une force de la nature. Il était différent des autres.
Dans ce village niché aux premiers contreforts du Vercors, on avait plutôt l'habitude de voir des gens de taille moyenne, aux cheveux bruns. Lui était très grand, la tignasse blonde.
Il marchait sur ses quatorze ans, mais paraissait en avoir trois de plus.
Il dépassait d'une tête et demie la plupart de ses camarades. Son poids était d'ailleurs en rapport avec sa taille.
Dans ce corps d'adulte, seul son visage permettait de comprendre qu'il n'était pas totalement sorti de l'enfance. Il avait des joues rebondies, la plupart du temps rougies par le froid sec du matin. Il riait souvent, ce qui rendait son regard pétillant de malice.
Victor n'aimait pas employer sa force contre les autres. Rarement il se battait. Il préférait courir en criant afin de faire peur aux plus petits qui s'enfuyaient à son approche, telle une envolée de moineaux. Dès qu'il s'éloignait, ceux ci revenaient le provoquer en gesticulant. Le jeu durait ainsi toute la récréation.

